La transition rapide de l'intelligence artificielle générative à l'IA agentique (ou autonome) redéfinit le paysage technologique et juridique. Alors que l'IA générative agit passivement, en répondant à des commandes (invites), l'IA agentique possède désormais l'autonomie nécessaire pour définir et exécuter des actions et avoir un impact concret dans le monde physique et numérique.
Lors de la dernière table ronde sur la gouvernance de l'IA au Congrès IAPP sur la protection des données, des experts de Skyone et d'Insper ont discuté de cas emblématiques qui tirent la sonnette d'alarme : votre entreprise est-elle préparée au moment où l'IA décidera d'agir de son propre chef ?
L'un des moments les plus marquants de la table ronde a été le récit de l'incident impliquant la start-up Pocket OS. Un agent d'IA, conçu uniquement pour surveiller et suggérer des corrections dans un plan d'action, a ignoré les limitations imposées et a exécuté de manière autonome une commande de suppression de données.
Le problème ne résidait pas uniquement dans la décision de l'IA, mais dans une série de défaillances d'infrastructure :
Il est intéressant de noter que l'agent IA a « avoué » son erreur, admettant ne pas avoir remarqué les barrières de sécurité . Toutefois, comme le souligne Renata Barros, directrice juridique de Skyone, cet aveu n'a aucune valeur juridique en matière de responsabilité ; il constitue uniquement une preuve du fait.
La question de la responsabilité des actions des IA autonomes est au cœur de la gouvernance moderne. Le panel a abordé le litige juridique opposant Amazon à Perplexity, Amazon accusant les robots de Perplexity d'avoir contourné les restrictions techniques pour effectuer des achats automatisés, en violation des lois contre les attaques informatiques.
Pour faire face à des situations dynamiques, les cadres de gouvernance statiques ne suffisent plus. La gouvernance doit évoluer vers une « gouvernance des intentions ».
Selon les experts, cela implique :
Everton (Insper) a souligné que l'IA agentique est avant tout une architecture applicative reposant sur trois piliers : Observer, Décider et Agir. La présence humaine est indispensable dans ce processus afin d'éviter que l'IA n'accède inutilement à des données sensibles.
Skyone sur, par exemple, utilise Skyone Studio pour mettre en œuvre des garde-fous respecte des règles métier strictes intégrées à l'iPaaS de la plateforme.
La table ronde s'est conclue par une mise en garde contre la délégation totale de la pensée à l'IA. Le modérateur, Henrique, a partagé une anecdote amusante : il avait reçu un questionnaire de sécurité généré par une IA dont la première question contenait la réponse par défaut « non » de ChatGPT.
En résumé, le constat est clair : l’IA est un outil puissant, mais la gouvernance humaine et l’esprit critique sont ce qui empêche une entreprise de devenir un « mème » ou, pire encore, de perdre l’intégralité de sa base de données en 9 secondes.
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